[RM STORY #20, RM1070, RETOUR SUR MUPI]

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Chaque vendredi nous partageons avec vous un témoignage de propriétaire !

Aujourd’hui nous vous partageons la dernière histoire racontée par la nouvelle famille de MUPI, un RM1070 bien célèbre chez RM !

Lors de l’acquisition d’un voilier dit « d’occasion » la question du changement de nom se pose rapidement ! Les nouveaux propriétaires de MUPI se sont aussi posés la question, découvrons ensemble leur récit :

« État civil de Mupi

Aujourd’hui, à 15h45, c’est le baptême du Trimaran SVR Lazartigue, le géant des mers. Du coup, je tenais à revenir sur le choix de garder ou non le nom de notre voilier lors de l’achat.

Son nom de baptême n’a jamais changé depuis sa mise à l’eau. Pour la petite histoire, il a été inventé par ses premiers propriétaires et provient de la contraction de deux noms. Le nom attribué nous plaisait dès le départ et nous souhaitions le garder pour 4 raisons :

– Mupi a déjà une jolie histoire. Il semble avoir une âme propre. Nous ne faisons que l’accompagner dans son aventure. Nous avons un devoir de continuité.

– Il n’est pas commun et sur Marine Traffic, aucun autre navire n’existe sous ce patronyme.

– Comme l’ancien propriétaire, nous voulions un nom rapide à épeler à la vhf. En cas de mayday à diffuser en alphabet radio (même si de nos jours tout se fait par ASN), mieux vaut être concis sous le coup de stress. Mike Uniform Papa India est plus rapide que India Lima Echo Tango Alpha India Tango Uniform November Echo Foxtrot Oscar India Sierra par exemple.

– Notre nom étant annoncé régulièrement à l’entrée d’un port, mieux vaut ne pas être trop joueur. Là, petite pensée pour le bateau « Les Bidochons », croisé lors d’un de nos derniers périples.

Pour l’anecdote :

Rebaptiser un bateau entraîne un rituel à honorer pour conjurer le mauvais sort : Le macoui est un long serpent imaginaire qui, propre à chaque bateau, est matérialisé par son sillage. Selon la tradition en vigueur, il convient de couper le macoui si on souhaite rebaptiser un bateau, pour éviter que le nouveau macoui n’entre en concurrence avec l’ancien. Pour cela, partez au large avec un bateau ami, buvez quelques verres et versez dans la mer votre boisson alcoolisée favorite à l’arrière du bateau. Le but est de saouler le macoui afin de l’affaiblir. Puis, le bateau de votre ami doit se rapprocher au maximum de votre propre bateau et tuer le serpent en coupant la vague par trois fois. Autre façon de faire : partir avec une embarcation et suivre le bateau à débaptiser en tirant trois fois un coup de feu dans le sillage, à chaque passage du bateau. Le bateau est ensuite rebaptisé en prononçant son nouveau nom à voix haute et en reversant un peu d’alcool sur le macoui. Mais n’oubliez pas de remercier également le Dieu Neptune qui a encadré toute la cérémonie en versant, côté tribord une autre rasade d’alcool !

Finalement, au vu de la longueur du rituel, nouvel argument à ajouter dans la colonne « pour garder le nom initial » ! 🤔😋 »

Racontez-nous vous aussi l’histoire qui se cache derrière le nom de votre voilier, qu’il soit sorti de l’atelier ou qu’il navigue depuis 20 ans, RM est toujours curieux d’en apprendre davantage sur vous !

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