Le RM 1050 de Mr et Mme Lépinard est arrivé le 24 Juin à Québec après 4000 miles d'une traversée partie de la Rochelle. Lisez leurs premières impressions!

Néféli et son équipage à l'arrivée à Quebec
Bonjour Pierre-François,
Nous répondons un peu tardivement à votre message, nous étions pris par les
festivités de l'arrivée à Québec, aussi émouvantes que le départ de La Rochelle,
avec une foule de gens enthousiastes sur les quais.
Nous voici au terme de la "Grande Traversée de l'Atlantique" dans la ville de
Québec après 4000 miles au loch. Des 48 bateaux partis de La Rochelle le 8
mai, seuls 35 sont arrivés à Québec le 24 juin : certains ont dû s'arrêter pour
des problèmes techniques, d'autres n'ont pas pu arriver dans les délais à
cause des difficultés rencontrées en route, et un bateau a eu de très graves
problèmes avec des blessés évacués par cargo et le voilier abandonné en mer.
Notre RM 10.50, Néféli, qui était le plus petit bateau de la flotte avec Avel
Breiz, un Idylle 10.50, nous a vraiment fait plaisir et donné une impression
de sécurité, même par vent fort et mer très agitée. Avec des vents de 38 noeuds,
sous trinquette et trois ris, le bateau était stable et traçait sa route.
Au près, avec une mer hachée, il s'est bien comporté et
les équipiers dormaient de manière confortable dans les couchettes de mer.
Nous étions à chaque étape parmi ceux qui avaient bien marché sans problèmes
majeurs. Malgré un départ retardé de 16 heures à la Rochelle, Néféli a rejoint
le gros de la flotte, et dans l'étape Açores-Gaspé il s'est rapidement
positionné dans la première moitié et a conservé sa position jusqu'à l'arrivée.
Ce n'était pas une course et nous avons parfois fait des arrêts imprévus, comme
aux îles de la Madeleine, avant le golfe de Gaspé.
Nous avons apprécié les réserves en eau et en fuel que permet ce bateau, les
énormes capacités de stockage pour l'avitaillement qui ont permis de faire
bonne chère et d'entretenir le moral de l'équipage. Le plus important pour nous
a été la possibilité d'assurer les quarts de veille en restant à l'intérieur
grâce aux larges panneaux (on serait tenté de parler de pare-brise) qui
permettent de surveiller la mer à 180°, mieux que dans le cockpit.
En effet quand nous avons commencé à remonter au nord après avoir dépassé le point glace (40°N
- 50°W), sur les Grands Bancs de Terre- Neuve, la température de l'eau est
tombée brutalement à 5° et celle de l'air à 8°, avec crachin et brouillard en
prime. Avec cet avantage et le chauffage à bord, nous faisions partie des
bateaux privilégiés.
Les 400 miles de remontée du St-Laurent ont aussi été difficiles au niveau des
températures, des brouillards, des averses et des courants.
Le bateau a eu de très nombreux admirateurs, tant parmi les
autres équipages qu'à chacune de nos escales et nous l'avons fait très souvent
visiter, au départ de La Rochelle puis à chacune de nos escales. Ce qui
frappe le plus : sa ligne, sa couleur, sa clarté intérieure, sa convivialité,
le caractère très fonctionnel des emménagements.
En bref, une croisière qui s'annonçait difficile, ou à tout le moins "tonique",
et qui nous a confortés dans le choix du bateau.
Nos cordiales salutations à toute l'équipe.
Marie-Françoise et Guy Lépinard. Néféli.